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	<title>Litteratura &#187; Lectura</title>
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		<title>L&#8217;interprétation des rêves&#8230; de Freud</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 14:55:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectura]]></category>
		<category><![CDATA[Rêves]]></category>
		<category><![CDATA[Freud]]></category>
		<category><![CDATA[Interprétation]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous l&#8217;aurez peut-être constaté dans l&#8217;article sur un de mes poèmes intitulé &#171;&#160;voyages oniriques&#160;&#187;&#8230; L&#8217;interprétation des rêves a été une de mes passions à une certaine époque de mon existence. Depuis l&#8217;année 2003, j&#8217;ai relevé tous mes rêves dans un petit carnet (le meilleur moyen de se les rappeler est de les noter dès le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff6600;"><em>Vous l&#8217;aurez peut-être constaté dans l&#8217;article sur un de mes poèmes intitulé &laquo;&nbsp;voyages oniriques&nbsp;&raquo;&#8230; L&#8217;interprétation des rêves a été une de mes passions à une certaine époque de mon existence. Depuis l&#8217;année 2003, j&#8217;ai relevé tous mes rêves dans un petit carnet (le meilleur moyen de se les rappeler est de les noter dès le réveil, d&#8217;où ce petit carnet posé sur la table de nuit).</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff6600;">Pourquoi cette passion ? Dans quel but cette démarche ? Simple centre d&#8217;intérêt ? A la recherche de réponses ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff6600;">Peut-être en trouverez-vous dans les extraits de l&#8217;ouvrage que je vous présente ici : &laquo;&nbsp;<strong>L&#8217;interprétation des rêves&#8230; de Freud&nbsp;&raquo;</strong>. Ce livre-ci fait partie de la &laquo;&nbsp;philotèque&nbsp;&raquo; des éditions Bréal (2001). Il comporte le texte intégral du chapitre VI (paragraphe 1, 2 et 3) &#8211; de l&#8217;oeuvre de Sigmund Freud &#8211; analysé et présenté par Dominique Bourdin, professeur agrégé de philosophie, docteur en psychopathologie fondamentale et psychanalyste (attention à toujours actualiser ces indications car celles-ci sont prises dans l&#8217;ouvrage à la date de publication de celui-ci !). Cet ouvrage est donc destiné aux étudiants en philosophie ; il y a même plusieurs sujets de dissertation à la fin.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;">Extraits&#8230;</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- (&#8230;) sa méthode, les assocations libres, consistant à inviter le patient à dire tout ce qui lui vient à l&#8217;esprit.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- (&#8230;) Freud précise sa compréhension du fonctionnement psychique par la description de ce qui constitue &laquo;&nbsp;l&#8217;appareil psychique&nbsp;&raquo; : le ça pulsionnel, le moi organisateur, et le surmoi, intériorisation des interdits et de l&#8217;idéal.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- Lors des associations libres de la cure, les patients racontent des rêves dont Freud s&#8217;étonne de découvrir qu&#8217;ils le conduisent directement au coeur de la compréhension de l&#8217;histoire vécue et des fantasmes de la personne &#8211; car dira-t-il, le rêve est la voie royale vers l&#8217;inconscient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- (&#8230;) le rêve se présente à l&#8217;analyste comme un rébus à déchiffrer.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- (&#8230;) processus de formation des rêves : condensation, déplacement, figuration, représentations symboliques.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- (&#8230;) psychologie des processus du rêve : l&#8217;oubli des rêves, la régression mise en oeuvre dans le rêve, les cauchemars, les fonctions du rêve, les rapports entre conscient et inconscient dans le rêve.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- Deux concepts : le processus primaire, caractéristique des productions de l&#8217;inconscient (opposé au processus secondaire, celui de la pensée consciente) ; et le refoulement, force capable de rejeter hors de la conscience certains désirs et certaines pensées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">* <strong>Des contenus mentaux internes et méconnus :</strong> le rêve manifeste une étrangeté à l&#8217;intérieur du psychisme, une part des représentations qui se passent en nous nous échappent. &laquo;&nbsp;Nous avons donc l&#8217;expérience de contenus mentaux à la fois intimes et inconnus&nbsp;&raquo;. (&#8230;). Le rêve dépend d&#8217;une motivation psychique, mais celle-ci reste inconsciente. Le rêve relève d&#8217;un paradoxe : je ne veux pas savoir ce que je sais, je ne veux pas penser ce que je pense ; il est le retour des pensées indésirables, l&#8217;expression d&#8217;un désir méconnu.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">* <strong>La méthode d&#8217;interprétation : </strong>(&#8230;) L&#8217;interprétation symbolique vise le rêve comme un tout et y décèle une intentionnalité. L&#8217;interprétation cryptique décompose le rêve en éléments dont chacun est interprété isolément en fonction d&#8217;une clé d&#8217;interprétation.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><strong>* Le rêve, accomplissement de désir :</strong> peut-on conclure que tous les rêves ne sont que des réalisations de désirs ? Freud montre combien le désir est le langage du rêve : les rêves de commodité (par exemple rêver de boire quand on a soif), qui permettent de continuer à dormir malgré l&#8217;éveil d&#8217;un besoin physiologique, l&#8217;illustrent bien. Nos rêves les plus fascinants sont la complication de ces rêves de désir élémentaires. (&#8230;) Les rêves des tout jeunes enfants  (&#8230;) réalisent les désirs et les fantasmes de la journée.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><strong>* La déformation dans le rêve :</strong> peut-on parler de désir dans le cas du cauchemar ou rêve d&#8217;angoisse ? Freud fait une distinction entre le &laquo;&nbsp;contenu latent&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;contenu manifeste&nbsp;&raquo; du rêve :  le contenu latent est toujours la satisfaction d&#8217;un désir, mais celui-ci n&#8217;apparaît dans le contenu manifeste &#8211; ce que l&#8217;on comprend lors du récit du rêve &#8211; que lorsque le désir n&#8217;est pas refoulé. (&#8230;). Deux grandes forces concourent à la formation du rêve : les tendances qui construisent le désir exprimé par le rêve, et le système qui censure le rêve en déformant l&#8217;expression de ce désir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><strong>* Le matériel et les sources du rêve :</strong>  (&#8230;). L&#8217;extrême variété des rêves fait appel à des formes de mémoire très hétérogènes : souvenirs de la veille ou &laquo;&nbsp;restes dirunes&nbsp;&raquo;, données insignifiantes, évènements de l&#8217;enfance. (&#8230;). La vie pulsionnelle de l&#8217;enfant reste active de façon cachée chez l&#8217;adulte. Les rêves récurrents, qui font retour et sont insensibles aux modifications récentes, sont fondamentalement infantiles. <strong>Les sources somatiques du rêve :</strong> (&#8230;) les sensations corporelles (&#8230;). En aucun cas le rêve ne provient seulement des besoins ou sensations du corps. Mais il peut s&#8217;y trouver un apport venu des impressions du corps pendant le sommeil,  mis en relation avec le désir exprimé par le rêve. <strong>Les rêves typiques :</strong> (&#8230;) autre préjugé, les rêves typiques indiqueraient  des clés générales pour le rêve. Or seules les associations d&#8217;idées faites par l&#8217;individu qui a rêvé peuvent fonder l&#8217;interprétation. Mais les rêves fréquents au point d&#8217;être typiques ne suscitent généralement que très peu d&#8217;associations. La méthode symbolique est alors le seul recours, incertain et approximatif.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><strong>* Le travail du rêve : la condensation&#8230;</strong> (&#8230;) chaque élément du rêve manifeste renvoie par des ramifications complexes vers les restes diurnes, l&#8217;infantile et de multiples éléments de la vie du rêveur. (&#8230;). Même les mots et les noms sont sujets aux mêmes compositions et condensations que les représentations d&#8217;objet. Il s&#8217;ensuit des créations de termes surprenantes et parfois comiques&#8230; Quant aux discours, nettement distincts des pensées, ce sont des souvenirs de paroles réelles, restées sans modification ou légèrement alérées. <strong>Le travail de déplacement :</strong> le déplacement et la condensation sont les deux grandes opérations auxquelles nous devons la forme de nos rêves. Ce déplacement est l&#8217;un des procédés essentiels de la déformation qui fait que le contenu manifeste du rêve ne ressemble plus au noyeu des pensées du rêve. Il a donc lieu sous l&#8217;influence de la censure. <strong>Les procédés de figuration du rêve :</strong> les pensées essentielles du rêve se présentent comme un complexe de pensées et de souvenirs assemblés d&#8217;une manière très compliquée, parfois issus de plusieurs noyaux mais toujours porteurs de connexions entre eux. (&#8230;). Le rêve n&#8217;exprime habituellement pas les catégories de l&#8217;opposition et de la contradiction ; il paraît ignorer le &laquo;&nbsp;non&nbsp;&raquo;. (&#8230;). Ne pas arriver à faire quelque chose dans un rêve est encore un autre moyen d&#8217;exprimer soit la négation, soit un conflit de volonté provoquant un inhibition. (&#8230;). Tous les rêves d&#8217;une même nuit appartiennent à un même ensemble.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><em><span style="color: #ff6600;">Bientôt, la suite&#8230;</span></em></span></p>
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		<title>&#171;&#160;L&#8217;esprit de solitude&#160;&#187; &#8211; Chapitre 8 : &#171;&#160;un grand retirement&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 15:44:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Zen]]></category>
		<category><![CDATA[L'esprit de solitude]]></category>
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		<description><![CDATA[- &#171;&#160;S&#8217;il est un homme qui se suffit à lui-même pour être heureux, c&#8217;est bien le sage, et il est celui de tous les hommes qui a le moins besoin d&#8217;autrui.&#160;&#187;
- &#171;&#160;Epicure, qui pose la plaisir comme but essentiel de l&#8217;humaine existence (&#8230;), insiste pareillement sur &#8216;lautosuffisance comme un grand bien : non pour satisfaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;S&#8217;il est un homme qui se suffit à lui-même pour être heureux, c&#8217;est bien le sage, et il est celui de tous les hommes qui a le moins besoin d&#8217;autrui.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Epicure, qui pose la plaisir comme but essentiel de l&#8217;humaine existence (&#8230;), insiste pareillement sur &#8216;lautosuffisance comme un grand bien : non pour satisfaire à une obsession gratuite de frugalité, mais pour que le minimum, au cas où la profusion ferait défaut, nous satisfasse&#8217;&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Epictète conseille : &#8216;Va te promener seul, converse avec toi-même&#8217;. Ces divers préceptes de la sagesse grecque représentent moins une apologie du dénuement qu&#8217;une recherche de la liberté totale. Ils invitent chacun à dépendre le moins possible des circonstances extérieures et à s&#8217;ancrer en soi-même. C&#8217;est une façon aussi de savourer la vie présente, sans se plaindre et sans être suspendu à l&#8217;avenir : la frugalité par exemple n&#8217;est pas une privation, elle permet d&#8217;apprécier les choses simples et la qualité plutôt que la quantité.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Ceux qui ne l&#8217;ont pas goûtée revêtent volontiers la solitude des haillons de l&#8217;ascétisme et quand ils ne qualifient pas cette vie d&#8217;égoïste, ils n&#8217;en imaginent que le dénuement. Mais les vrais solitaires y savourent des moments d&#8217;exaltation intérieure et de multiples joies, des bonheurs infimes à longue résonance. Dans le jardin bruissant de la solitude, sans cesse on est porté à la caresse parce que l&#8217;attention aux choses en est le maître mot : la fleur que l&#8217;on contemple et que l&#8217;on frôle, le baiser envoyé aux nuages, le salut fait aux oiseaux. Le livre qu&#8217;on hume et qu&#8217;on entrouve n&#8217;est plus une marchandise, un produit fait de carton et de papier, il est craquant de vie, de mots et de secrets. Plus rien n&#8217;est ordinaire, tout devient très précieux &#8211; un insecte, une brindille, une pierre, une rafale de vent. Dans la solitude, je redécouvre l&#8217;émouvante fragilité des choses qui est leur duvet même et chacune m&#8217;apparaît digne d&#8217;être aimée et approchée délicatement.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;La vie d&#8217;ermite que ces premièrs Pères ont inventée s&#8217;avouait moins comme un retrait du monde que comme un combat contre soi-même.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;A demeurer longtemps solitaire, en silence, on oublie les repères habituels et le temps n&#8217;est plus compté. Les heures ne tombent plus comme une menace, un couperet, le temps devient une ample respiration.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Un ermite véritable n&#8217;a pas besoin de se tenir éloigné des autres, il demeure retiré malgré le brouhaha du monde.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Même si elle est recherchée et louangée, la vie solitaire de l&#8217;ermite ou du moine est ardue, emplie d&#8217;épreuves et de tentations que les premiers Pères du désert ont nommées : tristesse, crainte, désespoir, léthargie, dégoût ou &#8216;acédie&#8217;, sans oublier la cohorte des sept péchés capitaux dont nul n&#8217;est à l&#8217;abri.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Il est bon de rappeler ici que le terme de réclusion caractéristique de la vie monastique, n&#8217;implique pas du tout la notion d&#8217;enfermement mais au contraire, d&#8217;après le latin reclusio, signifie l&#8217;ouverture. Le verbe latin recludere veut dire &#8216;ouvrir une porte, des portes, y compris celles du destin&#8217;. Tout solitaire qui choisit de demeurer en silence un certain temps se livre à cette tâche subtile, tout intérieure, d&#8217;ouvrir en lui des portes, de devenir poreux, d&#8217;être traverser par le monde au lieu de s&#8217;en couper. Cela correspond, bien sûr, à une ouverture de conscience, à un élargissement du coeur. Et cela conduit à passer incognito sur cette terre au lieu de s&#8217;ériger en maître, au lieu de se vanter des qualités acquises et des états spirituels approchés.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;On parle beaucoup de &#8216;vivre ensemble&#8217;, mais cet art &#8211; qui est découte et d&#8217;accueil d&#8217;autrui &#8211; ne s&#8217;acquiert que dans l&#8217;expérience de la solitude. De fait, les solitaires se comprennent très vite et n&#8217;ont pas besoin d&#8217;échanger beaucoup de mots pour s&#8217;entendre. Ayant approché l&#8217;essentiel, ils ne vont pas discuter sur des broutilles ni perdre leur temps à des choses insignifiantes. Ils ne vont pas non plus s&#8217;affronter, faire valoir leur vérité ni défendre une image de soi, parce que la solitude leur a montré leur ignorance et leur pauvreté extrêmes en même temps qu&#8217;elle les a nourris du grand silence de l&#8217;amour.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &nbsp;&raquo; &#8216;L&#8217;extase de la solitude, dit Krishnamurti, vient quand vous n&#8217;êtes pas effrayé d&#8217;être seul &#8211; quand vous n&#8217;appartenez </span><span style="color: #008000;">plus au monde ou que vous n&#8217;êtes plus attaché à quoi que ce soit&#8217;.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Les écrans et les limitations viennent de notre cerveau autant que de notre corps, sans compter les habitudes, le manque d&#8217;imagination, la peur. Or, ces divers cloisonnements s&#8217;évaporent dans la solitude profonde, permettant l&#8217;expansion de l&#8217;être vers toutes les directions.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff6600;">&laquo;&nbsp;<em>En quelques mots, voici ce qu&#8217;à travers ces pages je tenais à vous dire : &#8216;il y a en chacun de vous une solitude qui est ce que vous avez de plus précieux. Une solitude inaliénable, magnifique, qui est la solitude même de l&#8217;Esprit&#8217;</em> &laquo;&nbsp;. <span style="text-decoration: underline;"><strong>Avril 2001 &#8211; Jacqueline Kelen &#8211; &#8216;l&#8217;esprit de solitude&#8217;</strong></span>.</span></p>
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		<title>&#171;&#160;L&#8217;esprit de solitude&#160;&#187; &#8211; Chapitre 7 : &#171;&#160;un art d&#8217;aimer&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 14:27:35 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[- &#171;&#160;(&#8230;) les joyeuses familles et les couples satisfaits sont là pour asséner à l&#8217;individu qu&#8217;être seul, c&#8217;est vivre mal, c&#8217;est vivre à moitié. (&#8230;). Les femmes surtout , (&#8230;), sont victimes de ces préjugés et même si elles se disent indépendantes, elles vivent souvent leur solitude comme une attente ou comme un abandon. Pourtant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;(&#8230;) les joyeuses familles et les couples satisfaits sont là pour asséner à l&#8217;individu qu&#8217;être seul, c&#8217;est vivre mal, c&#8217;est vivre à moitié. (&#8230;). Les femmes surtout , (&#8230;), sont victimes de ces préjugés et même si elles se disent indépendantes, elles vivent souvent leur solitude comme une attente ou comme un abandon. Pourtant beaucoup d&#8217;entre elles y font face courageusement (&#8230;).&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Même si on constate que les femmes qui vivent seules sont à l&#8217;opposé du portrait stéréotypé de la vieille fille et qu&#8217;elles montrent souvent bien plus de charme, de dynamisme et d&#8217;humour que leurs consoeurs mariées et pourvues d&#8217;enfants, le soupçon pèse encore sur la tare que cacherait cette existence de célibataire et elles-mêmes se sentent parfois délaissées, peu aimées. Certaines sont qualifiées de femmes fortes et comme elles assument ce que d&#8217;autres éviteraient &#8211; le face à face avec soi-même, les heures de silence, les doutes et les questionnements -, on estime qu&#8217;elles ont une vie si remplie et une allure si libre qu&#8217;elles ne sauraient trouver de temps pour une relation amoureuse ou qu&#8217;elles se passent volontiers d&#8217;homme&#8230; Et j&#8217;omets les réflexions de quelques mufles, assurant que si des femmes, quoique belles et intelligentes, vivent seules, c&#8217;est le prix dont elles paient leur indépendance, le refus de devenir une femme au foyer. Brr&#8230; ce foyer me fait froid dans le dos.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Or, le couple continue d&#8217;être véhiculé comme une image idéale de bonheur et d&#8217;amour alors qu&#8217;en fait il représente une image normative, une structure préférentielle à laquelle le plus grand nombre s&#8217;adapte et se plaît : un compromis entre la solitude et la société.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Ou bien il faut en convenir : seul un solitaire peut s&#8217;entendre avec un autre solitaire &#8211; chacun respectant le silence, l&#8217;espace, l&#8217;individualité de l&#8217;autre car il en connaît le prix.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;La plupart des femmes seules inquiètent ou font peur (&#8230;).&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;En vérité, les hommes ne supportent pas les femmes tristes, malades ou en détresse. Ils ne se sentent nullement une vocation de nourrice ou d&#8217;infirmière.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;La relation d&#8217;amitié qui respecte la distance et fête l&#8217;altérité ne connaît pas ces griefs. Faite de partage et aussi de silence, elle ne contraint pas et se maintient malgré l&#8217;éloignement.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;La place d&#8217;honneur qu&#8217;occupe la solitude n&#8217;entraîne nulle arrogance, elle mène bien plutôt à l&#8217;humilité. Une vie solitaire a beaucoup plus de chances d&#8217;atténuer ou de dissoudre l&#8217;ego que de le renforcer (&#8230;).&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;L&#8217;union maritale se montre rassurante en posant des repères, des frontières, la vie solitaire paraît vertigineuse par ses possibilités d&#8217;ouverture, de disponibilité mais elle permet la communion avec tous, l&#8217;alliance avec tous les êtres vivants.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Tant d&#8217;images négatives s&#8217;attachent encore à la solitude qu&#8217;il est nécessaire de redire qu&#8217;être seule n&#8217;équivaut pas à être incomplet et qu&#8217;être solitaire ne signifie pas être dépourvu d&#8217;amis, de chaleur, de tendresse. Un solitaire n&#8217;est pas un homme au coeur sec ou impassible mais un être qui a le goût du secret et de la liberté avant toute chose et qui pratique le plus souvent le retour à soi.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;(&#8230;) la jeune philosophe Simone Weil a pu écrire : &#8216;Ne te laisse mettre en prison par aucune affection. Préserve ta solitude. Le jour, s&#8217;il vient jamais, où une véritable affection te serait donnée, il n&#8217;y aurait pas d&#8217;opposition entre la solitude intérieure et l&#8217;amitié, au contraire. C&#8217;est même à ce signe infaillible que tu la reconnaîtras&#8230;&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Le vrai solitaire n&#8217;a rien à perdre et ne cherche à rien posséder. En rencontrant des personnes diverses, il ne craint pas le jugement d&#8217;autrui puisqu&#8217;il se connaît et s&#8217;est affermi dans son état ; il ne risque pas de perdre une image de marque qui s&#8217;est déjà évaporée et ne redoute pas la déception puisque de l&#8217;autre il n&#8217;attend nulle gratification mais avant tout le plaisir de la découverte, le goût de l&#8217;échange. Et ainsi il peut aimer l&#8217;autre d&#8217;être l&#8217;autre.&nbsp;&raquo;</span></p>
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		<title>&#171;&#160;L&#8217;esprit de solitude&#160;&#187; : Chapitre 6 &#171;&#160;la source créatrice&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 15:32:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[- &#171;&#160;La tâche de penser témoigne d&#8217;une singulière audace et d&#8217;une belle liberté. C&#8217;est un exercice solitaire, nourri bien sûr d&#8217;autres intelligences, de livres, de silence, d&#8217;intuitions et d&#8217;inspiration&#160;&#187;.
- &#171;&#160;A vivre en groupe continûment, un homme régresse dans sa vie émotionnelle, intellectuelle et spirituelle.&#160;&#187;
- &#171;&#160;L&#8217;intelligence sera toujours seule contre tous parce qu&#8217;elle cherche une ouverture [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;La tâche de penser témoigne d&#8217;une singulière audace et d&#8217;une belle liberté. C&#8217;est un exercice solitaire, nourri bien sûr d&#8217;autres intelligences, de livres, de silence, d&#8217;intuitions et d&#8217;inspiration&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;A vivre en groupe continûment, un homme régresse dans sa vie émotionnelle, intellectuelle et spirituelle.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;L&#8217;intelligence sera toujours seule contre tous parce qu&#8217;elle cherche une ouverture toujours plus ample et non l&#8217;assentiment des autres. Elle avance les mains vides tandis que le savoir, qui amasse des informations et des certitudes, à volontiers les mains pleines.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;L&#8217;intelligence ne ménage rien ni personne et d&#8217;elle-même n&#8217;est jamais satisfaite. Le climat de solitude lui convient, qui l&#8217;empêche de verser dans la crédulité, dans les réponses toutes faites, qui l&#8217;invite à sans cesse découvrir, comprendre, puis dépasser ses découvertes.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Dès qu&#8217;on a le goût de l&#8217;intelligence, la passion de l&#8217;étude, on se retrouve immanquablement seul. Dès que l&#8217;on a soif de nouveau, d&#8217;originalité, on s&#8217;éloigne de la collectivité humaine, des gros remous et des menus plaisirs du monde. On se tourne vers soi, vers le silence et vers les livres.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Nul ne peut se dire philosophe, écrivain ou artiste s&#8217;il n&#8217;a pas exploré, épousé sa solitude. Beaucoup y puisent des forces, une inspiration, un silence fécond. D&#8217;autres, non contents de s&#8217;y ressourcer, choisissent pour la vie cette compagne. Mais tous, grâce à elle, renouent avec leur soif de liberté.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;(&#8230;) étroite alliance que noue la solitude avec l&#8217;amour et la création&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;La solitude m&#8217;est nécessaire, j&#8217;ai besoin de guérir, de revenir à moi, de respirer le grand air léger&#8230; (Nietsche)&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;(&#8230;) la solitude purifie et guérit des maux divers de l&#8217;existence&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;(&#8230;) la solitude est une porte ouverte sur les rêves, sur les beautés et les extravagances de l&#8217;imagination (Jean-Jacques Rousseau).&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;On parle pour rompre la solitude ; on écrit pour la prolonger (Edmond Jabès).&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Etre écrivain, c&#8217;est d&#8217;abord et essentiellement travailler au corps sa solitude, la forger par le fer et par le feu. Et c&#8217;est aussi la chérir plus que tout au monde.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;La solitude offre à chacun le recul et le rasssemblement des forces indispensables pour oeuvrer. Elle permet de se dégager des contingences et frivolités du quotidien et de faire l&#8217;inventaire de ses ressources personnelles. Dans la solitude on amasse des munitions. Si de ces provisions on ne crée rien, on ne parcourt qu&#8217;une partie du chemin. La solitude est un détachement qui mène à un débordement. Si elle ne fructifie pas, elle n&#8217;est qu&#8217;isolement.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;La solitude s&#8217;avère toujours féconde voire heureuse pour qui l&#8217;honore au lieu de la fuir.&nbsp;&raquo;</span></p>
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		<title>&#171;&#160;L&#8217;esprit de solitude&#160;&#187; &#8211; Chapitre 5 : &#171;&#160;Cavalier seul&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Feb 2010 14:51:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[cavalier]]></category>
		<category><![CDATA[L'esprit de solitude]]></category>
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		<description><![CDATA[- &#171;&#160;La vie solitaire (&#8230;) est un engagement, jamais une solution. L&#8217;expérience de solitude s&#8217;avère indispensable à tout être qui veut conquérir ou sauvegarder sa liberté (&#8230;).&#160;&#187;
- &#171;&#160;Résister à la facilité comme à la résignation, demeurer discret sinon secret, ce sont là de beaux titres de noblesse. Il faut un courage constant, une passion tenue [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;La vie solitaire (&#8230;) est un engagement, jamais une solution. L&#8217;expérience de solitude s&#8217;avère indispensable à tout être qui veut conquérir ou sauvegarder sa liberté (&#8230;).&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Résister à la facilité comme à la résignation, demeurer discret sinon secret, ce sont là de beaux titres de noblesse. Il faut un courage constant, une passion tenue &#8211; comme on dit d&#8217;une note ou d&#8217;un pari &#8211; pour oser être soi, pour ne pas renier ses valeurs ni ses rêves.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;(&#8230;) pour se sentir compris ou acceptés, la plupart des hommes préfèrent renoncer à leur liberté, à leur singularité. Le véritable solitaire ne cherche ni à plaire ni à être réconforté. Sa grande force vient de ce qu&#8217;il n&#8217;est point troubler par les agissements et les opinions du monde : quand on vit seul, on  ne donne pas prise, on ne se situe plus par rapport au général mais par rapport à l&#8217;absolu. C&#8217;est assurément une ascèse autant qu&#8217;une quête, mais emplies de naissances et de découvertes avec, loin des rumeurs et des médisances que charrie toute foule, &#8216;le plaisir de rester indéchiffrable&#8217; (&#8230;).&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Qu&#8217;est donc ce danger que sans cesse veut conjurer la vie en collectivité si ce n&#8217;est la découverte de soi, de ses désirs, de ses rêves personnels, de sa liberté ? Ainsi on continue de vivre ensemble pour éviter de se retrouver seul, pour se croire aimé et protégé, alors que d&#8217;être passé par la solitude permet de respecter l&#8217;autre, de l&#8217;apprécier et de ne pas le charger d&#8217;obligations diverses. Pour mener une vie aimante et intelligente, les plus malins savent disposer de moments ou de lieux de solitude, même s&#8217;ils vivent en famille : ce peut être le bureau, la cave, le jardin, l&#8217;atelier de bricolage&#8230; Là, personne ne viendra les déranger, troubler leur silence ou leur rêverie ; là, ils sont délivrés de la suspecte injonction de tout dire, de rendre des comptes, de tout mettre en commun.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;(&#8230;) aujourd&#8217;hui la vie en groupe est tellement encouragée que celui qui aime la solitude se voit culpabilisé ou bien maudit.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Aller seul, c&#8217;est nécessairement faire sécession, ne pas pactiser avec le système en place, avec les contingences matérielles, c&#8217;est éviter d&#8217;être récupéré.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;(&#8230;) s&#8217;il le veut vraiment, un individu peut à tout instant s&#8217;abstraire, fermer la porte aux bruits du monde, aux sollicitations extérieures, éteindre la télévision et son flot chaotique d&#8217;images, couper le téléphone espion et intrus. Chacun a la possibilité de se retirer pour soi, si tel est son voeu.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Lorsque je déclare que je ne lis pas les journaux, que je regarde très rarement la télévision, que j&#8217;écoute peu la radio, on s&#8217;étonne, on s&#8217;inquiète :  &#8216;Mais que reste-t-il?&#8217; Et moi : &#8216;Tout. La liberté&#8217;. La liberté qui se décline en silence, en musique et conversation, en lectures, en amitié, en écriture, en rêverie. Le bonheur en somme. Mais chut.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Faire cavalier seul, c&#8217;est défendre sa liberté jalousement, c&#8217;est en toute circonstance sauvergarder son intégrité. Et, bien sûr, échapper. Cet état qui paraît fier s&#8217;avère surtout précaire, il est donc peu envié par des contemporains soucieux de sécurité. Le cavalier seul allie la force à la fragilité : si sa fragilité vient de sa liberté, sa force vient de la solitude.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;La toute-puissante pensée économique a fini par persuader chaque citoyen qu&#8217;il est beaucoup plus important de gagner sa vie que la vivre ou de la sauver ; que la sûreté de l&#8217;emploi puis de la retraite donne un sens suffisant à l&#8217;existence humaine et que le bonheur réside dans la possession &#8211; d&#8217;un travail, d&#8217;une voiture, d&#8217;une famille&#8230; La solitude nous déleste de ces faux biens et elle nous rappelle notre condition éphémère qu&#8217;aucun argent ne viendra consoler.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Libre de tout pouvoir et de toute dépendance, le solitaire sait être heureux sans attendre l&#8217;approbation d&#8217;autrui. Il a conscience que les jours passent vite, qu&#8217;il ne peut pas remettre à plus tard d&#8217;aimer, de rire, de connaître, de bâtir. Il se tient volontiers à l&#8217;écart d&#8217;un monde où règne le cynisme, où s&#8217;oublie la ferveur. Il ne se dissout pas dans le genre humain ni dans une vague génération, mais il a le sens de l&#8217;amitié &#8211; relation d&#8217;égalité par excellence &#8211; il favorise les rencontres désintéressées, il aime les personnes aces lesquelles il peut aussi bien se taire que converser. Et il apprécie autant la présence d&#8217;un chat, d&#8217;un arbre, d&#8217;une pierre, que la compagnie des hommes, car tout a valeur à ses yeux. Il se moque bien de plaire ou d&#8217;avoir raison. Ce qui lui importe surtout est de ne pas s&#8217;avilir, de ne pas abjurer. Ce qu&#8217;il déteste le plus a nom insignifiance. D&#8217;où une autorité certaine qui émane de lui et qui n&#8217;est point un pouvoir. Le solitaire a compris que le but n&#8217;est pas d&#8217;asservir l&#8217;autre &#8211; c&#8217;est si banal et pour soi-même humiliant &#8211; ni de le dépasser mais bien d&#8217;exercer son courage et  de faire l&#8217;apprentissage de sa propre noblesse.&#8217;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Sur la château de mon âme, nul ne peut régner. Nul ne peut juger ni décider à ma place.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;De tout temps les solitaires ont paru suspects et dangereux pour la cohésion sociale. Ils apparaissent inclassables ou souvages, marhinaux ou originaux.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;A faire cavalier seul (&#8230;), on gagne de ne pas s&#8217;arrêter ni s&#8217;enliser et c&#8217;est beaucoup. (&#8230;). La voie solitaire est par excellence voie nomade, avec la patience fervente, la précarité, la confiance, le questionnement vivace et l&#8217;effacement qui lui sont inhérents. (&#8230;) pour demeurer libre et vivant, de changer de monture sans arrêt.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Seule une création ou une manière de vivre qui n&#8217;a pas droit de cité a des chances de demeurer vivante, c&#8217;est-à-dire dérangeante.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
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		<title>Quelques pensées zen&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Feb 2010 15:04:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citations, proverbes, pensées]]></category>
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		<description><![CDATA[- &#171;&#160;Un bol n&#8217;est utile que s&#8217;il est vide&#160;&#187; (recherche en cours de l&#8217;auteur).
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			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Un bol n&#8217;est utile que s&#8217;il est vide&nbsp;&raquo; (recherche en cours de l&#8217;auteur).</span></p>
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		<title>Livre &#171;&#160;Aux origines des langues et du langage&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 10:39:46 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Voici un autre ouvrage particulièrement intéressant, comme son titre l&#8217;indique, sur les &#171;&#160;origines des langues et du langage&#160;&#187;. Ce livre a été réalisé par un collectif d&#8217;auteurs, sous la direction scientifique de Jean-Marie Hombert, directeur du programme interdisciplinaire &#171;&#160;origine de l&#8217;homme, du langage et des langues&#160;&#187;, au CNRS &#8211; à l&#8217;époque de l&#8217;édition 2005 par Librairie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff6600;">Voici un autre ouvrage particulièrement intéressant, comme son titre l&#8217;indique, sur les <strong>&laquo;&nbsp;origines des langues et du langage&nbsp;&raquo;.</strong> Ce livre a été réalisé par un <span style="text-decoration: underline;">collectif d&#8217;auteurs</span>, <em>sous la direction scientifique de Jean-Marie Hombert, directeur du programme interdisciplinaire &laquo;&nbsp;origine de l&#8217;homme, du langage et des langues&nbsp;&raquo;, au CNRS</em> &#8211; à l&#8217;époque de l&#8217;édition 2005 par Librairie Arthème Fayard. Pour les autres auteurs, considérer également leur profession/fonction à la date de l&#8217;édition du présent ouvrage. Actualiser si nécessaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-358" title="Livre &quot;Aux origines des langues et du langage&quot;" src="http://steph.e-solutionsweb.com/wp-content/uploads/2009/10/IMAGE_798-150x150.jpg" alt="Livre &quot;Aux origines des langues et du langage&quot;" width="113" height="65" /></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff6600;">Etant donné la grosseur du livre et sa complexité (quand même !), je ne mettrais pas d&#8217;extraits dans d&#8217;autres articles mais uniquement, ci-dessous, la <strong>table des matières</strong>, pour un avant-goût&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">* <strong>Chapitre 1 =</strong> l&#8217;origine du langage : mythes et théories &#8211; par Gabriel Bergounioux, professeur de linguistique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">* <strong>Chapitre 2 =</strong> évolution du cerveau et émergence du langage &#8211; par Philippe Vernier, généticien. Et, à la recherche des indices du langage articulé &#8211; par Christophe Coupé, linguiste.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">* <strong>Chapitre 3 =</strong> comportement animal, communication animal et langage &#8211; par Dominique Lestel, éthologue, philosophe, maître de conférences, chercheur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">* <strong>Chapitre 4 =</strong> la langue des premiers hommes &#8211; par Jean-Jacques Hublin, paleoanthropologue, directeur de recherche CNRS, Department of Human Evolution.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">*<strong> Chapitre 5 =</strong> les premières traversées maritimes : une fenêtre sur les cultures et les langues de la préhistoire &#8211; par Christophe Coupé et Jean-Marie Hombert (linguiste et directeur interrégional, CNRS).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">* <strong>Chapitre 6 =</strong> l&#8217;impossible quête de la langue mère &#8211; par Christophe Coupé.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">* <strong>Chapitre 7 =</strong> des signes et du sens &#8211; par Christian Cuxac, professeur de linguistique à Paris-VIII.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">*<strong> Chapitre 8 =</strong> les mystères de l&#8217;émergence du language &#8211; par Bernard Victorri, linguiste, directeur de recherche CNRS. Pourquoi parler, comment comprendre ? &#8211; par Dan Sperber (philosophe) et Gloria Origgi (philosophe, chargée de recherche CNRS, Ecole nationale des télécommunications).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">* <strong>Chapitre 9 =</strong> La langue façonne-t-elle le monde ? &#8211; par Harriet Jisa, lingusite, professeur en science du language à l&#8217;université Lyon-II. De l&#8217;universalité des spécificités du développement langagier précoce &#8211; par Sophie Kern, linguiste, chargée de recherche CNRS. L&#8217;affect et l&#8217;absence aux origines du language &#8211; par Laurent Danon-Boileau, professeur de linguistique à Paris-V, chercheur CNRS, psychanalyste et thérapeute.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">* <strong>Chapitre 10 =</strong> gènes et languages : une évolution parallèle ? &#8211; par Lluis Quintana-Murci (généticien des populations, chargé de recherche CNRS) et Jean-Marie Hombert.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">* <strong>Chapitre 11 =</strong> comment classer les langues &#8211; par Alain Peyraube, linguiste, directeur de recherche CNRS et directeur d&#8217;études à l&#8217;Ecole des hautes études en sciences sociales. Reconstruire la langue mère, science ou fiction ? &#8211; par Gérard Philippson, linguiste, enseignant-chercheur à l&#8217;université Lyon-II.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">* <strong>Chapitre 12 =</strong> l&#8217;invention des langues &#8211; par Marina Yaguello, linguiste, professeur émérite à l&#8217;universite Paris-VII-Denis Diderot.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">* <strong>Chapitre 13 =</strong> les langues créoles &#8211; par Alain Khim, linguiste, directeur de recherche CNRS.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">* <strong>Chapitre 14 =</strong> la désintégration du language dans le cerveau lésé de l&#8217;aphasique &#8211; par Jean-Luc Nespoulous, directeur du laboratoire de neuropshycolinguistique Jacques Lordat et de l&#8217;Institut des sciences du cerveau à Toulouse.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">* <strong>Chapitre 15 =</strong> l&#8217;homme aux 6000 langues &#8211; par Alain Peyraube.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><em><span style="color: #ff6600;">Bo</span><span style="color: #ff6600;">nne lecture. Bonnes recherches.</span></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"> </span></p>
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		<title>&#171;&#160;L&#8217;esprit de solitude&#160;&#187; &#8211; Chapitre 4 &#171;&#160;Toute quête est solitaire&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 10:00:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Plus un homme monte haut, plus nombreuses sont les privations qu&#8217;il doit s&#8217;imposer. Au sommet, il n&#8217;y a de place que pour l&#8217;homme seul. Plus il est parfait, plus il est entier ; et plus il est entier, moins il est quelqu&#8217;un d&#8217;autre qu lui-même.&#160;&#187; (F. Pessoa)
- (&#8230;) toute conscience se révèle solitaire &#8211; ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">&laquo;&nbsp;<em>Plus un homme monte haut, plus nombreuses sont les privations qu&#8217;il doit s&#8217;imposer. Au sommet, il n&#8217;y a de place que pour l&#8217;homme seul. Plus il est parfait, plus il est entier ; et plus il est entier, moins il est quelqu&#8217;un d&#8217;autre qu lui-même</em>.&nbsp;&raquo; (F. Pessoa)</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- (&#8230;) toute conscience se révèle solitaire &#8211; ce qui mène à l&#8217;émerveillement autant qu&#8217;à la déchirure. Une conscience solitaire est rieuse et tragique. Ou tragique et rieuse. Elle ne chérit pas la souffrance ni ne goûte le malheur mais elle connaît le pric de ce qui a lieu qu&#8217;une fois, de la personne ou du moment unique, et elle se montre particulièremet sensible à leur côté passant &#8211; éphémère autant qu&#8217;irréversible.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- C&#8217;est comme si une existence humaine se résumait à trouver des occupations de toutes sortes, frivoles ou bien austères, afin d&#8217;oublier, afin de nier l&#8217;irrémédiable, la grande solitude.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- La solitude inhérente à la quête intérieure est un hommage rendu à la liberté de l&#8217;homme.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- Etre seul, c&#8217;est se tenir devant l&#8217;Inconnu. Et prendre le risque de la démesure de cet Inconnu. Dans des circonstances plus ordinaires, dans la vie quotidienne, chacun peut faire l&#8217;expérience que se retrouver seul, face à soi, équivaut à se retrouver face à l&#8217;inconnu de soi, face à un &#8216;je&#8217; étranger, qui peut être terrifiant ou plein de majesté et qu iexcède le petit moi confortable, convenu.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- Quand à la belle aventure de Robinson Crusoé, (&#8230;), elle rappelle à tous, (&#8230;), que lorsqu&#8217;on est seul, on est obligé d&#8217;inventer, de créer du neuf à défaut d&#8217;imiter les autres. (&#8230;) enseigne à l&#8217;homme qui entreprend et au lieu de s&#8217;effondrer se met à la tâche, tous les espoirs sont accordés et toutes les récompenses.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- La solitude oblige. C&#8217;est l&#8217;inverse même de la médiocrité, de la facilité. Ceux qui tentent de vivre en autarcie &#8211; (&#8230;) &#8211; s&#8217;avèrent moins asociaux que novateurs : ces hommes nese contentent pas d&#8217;une vie étriquée, ordinaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- A la lumière de cette expérience <span style="color: #ff9900;">(celle de Henri David Thoreau)<span style="color: #008000;">, </span></span>on se rend compte que la vie solitaire est tout sauf une posture de rejet, de mépris ou d&#8217;amertume et qu&#8217;elle n&#8217;aboutit pas un désengagement, à un refus définitif de tout lien social et humain. Mais cette solitude pleine, vivifiante, créatrice, permet à tout individu de se receuillir, de se recentrer et aussi de faire amitié avec lui-même et avec le monde qui l&#8217;entoure.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- (&#8230;) et cela conduit à savourer l&#8217;instant, le prix de la vie, à apprécier les biens immatériels autant que les nourritures sensorielles, à créer. En soi, la solitude n&#8217;est pas plus intéressante que la souffrance : ce qui compte, c&#8217;est ce que chacun en fait, ce sont les qualités et vertus qu&#8217;on acquiert ou développe dans l&#8217;épreuve subie ou choisie. (&#8230;). L&#8217;épreuve de solitude, belle comme une rencontre amoureuse et difficile comme une maladie, a pour sens d&#8217;ouvrir et de défricher nos terres intérieures&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- Le premier fruit de solitude que l&#8217;on receuille est d&#8217;émerveillement et d&#8217;intensité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- Toute solitude renvoie toujours aux ressources secrètes et imprévisibles de l&#8217;individu. Si je me tiens seul face à une épreuve, cela signifie déjà que je suis capable de l&#8217;affronter, de la traverser. La solitude ressemble à cette armure impalpable du jeune et souple David <span style="color: #ff6600;">(de David et Goliath)</span> : elle ne protège rien, elle ne garantit aucune victoire, mais elle permet tous les possibles, la confiance comme la ruse, le courage comme l&#8217;inventivité, elle se tient dans l&#8217;inattendu de la grâce.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- Si l&#8217;on ne se connaît pas soi-même, que peut-on offrir à l&#8217;autre que sa propre ignorance, sa pauvreté, sa détresse ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- Il parle peu, Narcisse, il écoute, il observe, il sent le vent. (&#8230;). L&#8217;histoire de Narcisse n&#8217;est pas morale du tout parce qu&#8217;elle parle de choix personnel, de refus du banal et parce qu&#8217;elle semble, par son gracieux héros, dédaigner toute activité sociale et sexuelle, tout affairement amoureux et humain. (&#8230;). Du reste, généralement, lorsqu&#8217;un individu avance seul dans la vie, c&#8217;est qu&#8217;il a des problèmes (&#8230;). Etre bien tout seul, être seul et heureux, cela n&#8217;a rien à voir avec un mépris des humains ni avec l&#8217;égocentrisme : c&#8217;est le signe clair de la liberté. La maturité commence lorsqu&#8217;un individu se sent auteur et responsable de son existence, lorsqu&#8217;il ne demande pas aux autres de le rendre heureux, lorsqu&#8217;il n&#8217;accuse pas systématiquement les autres de ses propres faiblesses et insuffisances. Ainsi, l&#8217;idéal du sage antique &#8211; qu&#8217;il s&#8217;agisse des Epicuriens, des Stoïciens, des Cyniques&#8230; &#8211; consiste à se suffire à soi-même. Pour ne pas dépendre d&#8217;autrui, des circonstances extérieures, et pour ne pas encombrer le monde de nos plaintes, de nos ambitions. &laquo;&nbsp;Ne te juge heureux que le jour où toutes tes joies naîtront de toi&nbsp;&raquo; (&#8230;). L&#8217;expérience de solitude permet de développer la fermeté d&#8217;âme autant que l&#8217;élégance du coeur, deux traits majeur de la morale courtoise. Prendre sur soi, assumer, tenir bon, au lieu d&#8217;accabler l&#8217;autre, de le peiner ou d&#8217;excercer son emprise. C&#8217;est une voie de liberté, avec des conséquences non négligeables en des temps de globalisation, d&#8217;uniformité : personne ne peut penser à ma place, personne ne peut dire ce qui est bon pour moi, ce qui doit faire mon bonheur, ma vie. Vivre solitaire renvoie toujours à son jugement personnel, à son intuition, à son esprit critique. C&#8217;est un barrage sûr contre la manipulation mentale, la récupération sectaire, les phénomènes de mode.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Tout le mal vient du fait que les hommes, dans une très grande majorité, n&#8217;ont pas de vie intérieure, et pour cette raison désirent, convoitent, veulent la vie d&#8217;autrui. <span style="color: #ff6600;">(Alberto Savinio, &laquo;&nbsp;Vie intérieure&nbsp;&raquo;, 1944).</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- Le véritable solitaire ne ressent pas le besoin d&#8217;une stabilité que fournirait un travail régulier ou une vie conjugale établie parce qu&#8217;en lui il se sent structuré et parce qu&#8217;il sait que ce qui sécurise devient tôt ou tard ce qui emprisonne.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- Dans la solitude je suis à la fois à l&#8217;écart et disponible. Je peux me livrer à l&#8217;étude ou à la prière, je peux marcher ou rester tranquille.je peux écouter, rêver, ouvrir à deux battants les portes de l&#8217;imagination. Vivre solitaire est une façon de lutter contre l&#8217;inertie sous toutes ses formes. On conçoit que cela puisse inquiéter les gens férus d&#8217;ordre et de réglementation et faire trembler l&nbsp;&raquo;édifice institutionnel. Toute solitude a à voir avec l&#8217;insoumission :  défi à l&#8217;esprit de système, à l&#8217;ordinaire des jours. Elle n&#8217;est pourtant pas une offense à la cité ni une violence proférée à la face des hommes. Mais, telle une lionne qu&#8217;on juge dangereuse et qu&#8217;on cherche à abattre, la solitude se défend parfois avec l&#8217;énergie du désespoir parce qu&#8217;elle a bien conscience que la vie civilisée, avec ses villes, ses autoroutes, ses machines volantes, roulantes et bruyantes, finit par dévorer toute sauvagerie. Et non l&#8217;inverse.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- La dernière chose qui reste à ceux que la vie moderne n&#8217;a ni éblouis ni laminés est bien cette part de férocité qui consiste a défendre de toute son âme ce à  quoi on tient le plus, ce qui nous paraît essentiel.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- La solitude n&#8217;est pas l&#8217;équivalent de la liberté mais elle en fonde la possibilité. (&#8230;). L&#8217;individu est maître à bord et cela est à la fois exaltant et angoissant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- Le chemin intérieur est toujours solitaire et ensoleillé. Il requiert une vigilance de chaque instant. Pour voir et entendre les signes qu&#8217;offre le ciel et la vie. Pour accepter ou saisir les invitations, les cadeaux, les mains tendues. Pour ne pas retomber dans une existence plate, une morne survie. Une conscience éveillée sait que n&#8217;est acquis ni normal ni ordinaire, que le renouveau, l&#8217;ïnouï surgissent à chaque instant, que tout est miracle mais que notre cerveau fait barrage. Notre cher cerveau, ce petit chef&#8230; La parole de sagesse énonce que le chemin le plus long est celui qui va de la tête au coeur (&#8230;).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- (&#8230;) j&#8217;aborde activement ma solitude au lieu de la subir.</span></p>
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		<title>&#171;&#160;L&#8217;esprit de solitude&#160;&#187; &#8211; Chapitre 3 &#171;&#160;le goût irrésistible de la liberté&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 19:41:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;La solitude, comme je l&#8217;entends, ne signifie pas condition misérable mais plutôt royauté secrète, incommunicabilité profonde mais connaissance plus ou moins obscure d&#8217;une inattaquable singularité.&#160;&#187; (J. Genet)
- &#171;&#160;Personne ne nous apprend à être seul. Au contraire, toute éducation, qu&#8217;elle soit dispensée par la famille ou à l&#8217;école, vise à ne jamais laisser l&#8217;enfant dans le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #008000;">&laquo;&nbsp;La solitude, comme je l&#8217;entends, ne signifie pas condition misérable mais plutôt royauté secrète, incommunicabilité profonde mais connaissance plus ou moins obscure d&#8217;une inattaquable singularité.&nbsp;&raquo; (J. Genet)</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Personne ne nous apprend à être seul. Au contraire, toute éducation, qu&#8217;elle soit dispensée par la famille ou à l&#8217;école, vise à ne jamais laisser l&#8217;enfant dans le silence, face à lui-même : on l&#8217;oblige à jouer avec ses camarades, à faire partie d&#8217;une équipe sportive, à embrasser les cousins éloignés et à parler avec les amis des parents, bref à &#8216;communiquer&#8217; et à &#8217;s&#8217;intégrer&#8217;, ces deux poncifs tyranniques de la société contemporaine.&nbsp;&raquo; (etc)</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;(&#8230;) quant à la solitude, elle ne représente pas une fatalité mais une liberté.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Les êtres qui chérissent la solitude sont souvent considérés comme des misanthropes : ils n&#8217;apprécient pas les bains de foule, les stades vociférants, les manifestations dites populaires, donc ils méprisent ou détestent leurs semblables&#8230; Or le solitaire n&#8217;est pas celui qui n&#8217;aime pas les autres mais celui qui apprécie certains autres, celui qui en tout fait preuve d&#8217;élection et cultive les relation unique entre deux personnes&#8230; (&#8230;). Pour lui, l&#8217;individu est d&#8217;un grand prix et c&#8217;est le mépriser profondément que de le traiter en termes généralisateurs : les jeunes, les travailleurs, les immigrés, les sans-abri&#8230;&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;La solitude s&#8217;avère le contraire de l&#8217;égoncentrisme, du repliement sur soi et de la revendication pour sa petite personne. (&#8230;). Le solitaire sait qu&#8217;il a beaucoup à apprendre&#8230; (&#8230;). Il lit, écoute, réfléchit, mûrit ses pensées comme ses sentiments. En cet état, il pèse le moins possible sur autrui : il ne cherche pas, au moindre désagrément, une oreille où déverser ses plaintes, il ne prend pas l&#8217;autre responsable de ses faiblesses et des incompétences&#8230;&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;La solitude permet de laver le regard habitué et fatigué que nous portons sur ceux qui nous entourent.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;(&#8230;) le solitaire (&#8230;) : de n&#8217;être pas systématiquement intégré aux autres ne le rend pas malade. Peut-être s&#8217;avouera-t-il sauvage mais certainement pas exclu.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Ceux qui ont subi une réclusion solitaire ont su que cette expérience ne conduisait pas obligatoirement à l&#8217;angoisse et au désespoir, que c&#8217;était une façon d&#8217;aller vers l&#8217;intérieur, de creuser sa mine d&#8217;or. La plupart des maux de l&#8217;homme, avait noté Blaise Pascal, viennent de son incapicité à &#8216;demeurer en repos dans une chambre&#8217;, parce qu&#8217;il préfère se divertir au lieu de faire face. Or la traversée de la solitude ne débouche pas sur le néant mais sur une msie au monde.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Savoir accueillir la solitude comme une amie rend plus fort et plus libre face aux épreuves et devant la mort &#8211; ce qui ne veut pas dire moins sensible. La fermeté d&#8217;âme n&#8217;a ajamis empêché les élans du coeur.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Dans les moments de silence que l&#8217;être humain s&#8217;octroie, il est obligé de prendre conscience de sa finitude physique. Il peut dès lors penser à faire des provisions pour traverser au mieux le périlleux passage ou , tout au moins, à faire quelque chose de sa vie.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;La solitude n&#8217;a rien de triste, mais elle a la gravité de l&#8217;amour, de la beauté, des choses essentielles. Elle enjoint de vivre avec courage, lucidité et attention. Envisager chaque être comme une solitude, comme un monde à part, est le plus grand respect que nous lui puissions accorder. Et s&#8217;éprouver soi-même comme seul au monde confère à l&#8217;existence une secrète dignité. Certains verront là une pensée tragique, une philosophie du désespoir, alors que pour moi s&#8217;annonce ainsi, éclatante, une philosophie de la liberté.&nbsp;&raquo;</span></p>
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		<title>&#171;&#160;L&#8217;esprit de solitude&#160;&#187; &#8211; Chapitre 1 &#171;&#160;une vie non pareille&#160;&#187;</title>
		<link>http://steph.e-solutionsweb.com/archives/277</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 16:21:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[L'esprit de solitude]]></category>
		<category><![CDATA[vie non pareille]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Il y aura toujours de la solitude pour ceux qui en sont dignes&#160;&#187; (J. Barbey d&#8217;Aurevilly).
de l&#8217;auteur&#8230;
- &#171;&#160;Pour dégager le paysage et voir ce qui distingue une vraie, une belle solitude, des diverses formes d&#8217;une solitude subie, malheureuse, je passerai rapidement en revue les états dans lesquels un être humain se trouve isolé.
Ainsi, quelqu&#8217;un qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><em>&laquo;&nbsp;Il y aura toujours de la solitude pour ceux qui en sont dignes&nbsp;&raquo; (J. Barbey d&#8217;Aurevilly).</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff9900;">de l&#8217;auteur&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">- &laquo;&nbsp;Pour dégager le paysage et voir ce qui distingue une vraie, une belle solitude, des diverses formes d&#8217;une solitude subie, malheureuse, je passerai rapidement en revue les états dans lesquels un être humain se trouve isolé.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">Ainsi, quelqu&#8217;un qui ne se sent pas utile, reconnu, aimé ou compris et qui attend des autres soutien et approbation se vivra nécessairement seul. Au contraire, il existe une attitude d&#8217;orgueil et de mépris à l&#8217;égard des autres, de l&#8217;époque où l&#8217;on vit, qui engendre un retrait, une distance et qui trahit moins une solitude qu&#8217;un sentiment de supériorité et une misanthropie</span> <span style="color: #ff9900;">(définition du Petit Larousse Illustré 2006 : misanthrope = qui aime la solitude, qui fuit ses semblables ; bourru, insociable).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">Par peur ou timidité, par repli ou résignation, ou encore par paresse et inertie, un individu peut se retrouver seul. Il se plaint de cette situation mais tout compte fait cet état s&#8217;avère tranquille, confortable : c&#8217;est plus facile, moins risqué que de faire le premier pas, de se confronter à autrui. On peut s&#8217;installer à vie dans cette tiède solitude, en l&#8217;aménageant et tout en maugréant : on veut croire que les relations, les amitiés tombent du ciel, on se garde bien d&#8217;essayer et d&#8217;oser.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">Et puis il y a un isolement qu&#8217;engendrent sans bien s&#8217;en rendre compte les personnes plaintives, dépressives, préoccupées d&#8217;elles-mêmes. A s&#8217;apitoyer sur soi, sur le ton de l&#8217;amertume ou de la revendication, on ne suscite guère de relations amicales. Ces personnes de tout âge qui se disent isolées, délaissées, font le vide autour d&#8217;elles par leurs geignements perpétuels, par leur agressivité ou leurs frustrations. C&#8217;est leur égocentrisme aigu qui est en cause, non l&#8217;indifférence des autres.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">Tous ces cas (&#8230;) sont des solitudes douloureuses, non-éclaircies. Je les appelerai des &laquo;&nbsp;mauvaises solitudes&nbsp;&raquo;. (&#8230;) Mais ces mauvaises, ces douloureuses solitudes ne sauraient faire oublier le prix irremplaçable ni les bienfaits de la vraie solitude (&#8230;). C&#8217;est cette essentielle solitude que j&#8217;essaierai d&#8217;approcher et de dire et pour laquelle il n&#8217;existe &#8211; et c&#8217;est heureux - ni remède ni solution.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">(&#8230;) Et finalement les véritables solitaires se retrouvent en position de combat ou de résistance face à une entreprise sociale, politique, qui nivelle (pour faire le bien de tous) tous les états d&#8217;être, qui stigmatise toute solitude comme douloureuse, donc à soigner. &#8216;Habitare secum&#8217;, disaient les moines comme les anciens philosophes. &#8216;Habiter avec soi&#8217;, cela revient à dire : habiter sa solitude.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">Le fond de l&#8217;être est d&#8217;or. Voilà où mène l&#8217;épreuve, ce que révèle la solitude. (&#8230;) Le fond de l&#8217;être est d&#8217;or. Infiniment délicat, indestructible et radieux. Et je peux y avoir accès, je peux renouer avec ce moi intemporel, originel, &#8216;primitif&#8217;, grâce au silence et à la méditation, grâce aux amitiés et aux rencontres amoureuses, par les émotions qui naissent devant la beauté des choses, et aussi par toutes les épreuves et les douleurs qu&#8217;offre l&#8217;humaine existence.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">&#8216;Mon poids, c&#8217;est mon amour&#8217;, notait saint Augustin. Ma joie, c&#8217;est ma solitude.&nbsp;&raquo;</span></p>
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