- « La tâche de penser témoigne d’une singulière audace et d’une belle liberté. C’est un exercice solitaire, nourri bien sûr d’autres intelligences, de livres, de silence, d’intuitions et d’inspiration ».

- « A vivre en groupe continûment, un homme régresse dans sa vie émotionnelle, intellectuelle et spirituelle. »

- « L’intelligence sera toujours seule contre tous parce qu’elle cherche une ouverture toujours plus ample et non l’assentiment des autres. Elle avance les mains vides tandis que le savoir, qui amasse des informations et des certitudes, à volontiers les mains pleines. »

- « L’intelligence ne ménage rien ni personne et d’elle-même n’est jamais satisfaite. Le climat de solitude lui convient, qui l’empêche de verser dans la crédulité, dans les réponses toutes faites, qui l’invite à sans cesse découvrir, comprendre, puis dépasser ses découvertes. »

- « Dès qu’on a le goût de l’intelligence, la passion de l’étude, on se retrouve immanquablement seul. Dès que l’on a soif de nouveau, d’originalité, on s’éloigne de la collectivité humaine, des gros remous et des menus plaisirs du monde. On se tourne vers soi, vers le silence et vers les livres. »

- « Nul ne peut se dire philosophe, écrivain ou artiste s’il n’a pas exploré, épousé sa solitude. Beaucoup y puisent des forces, une inspiration, un silence fécond. D’autres, non contents de s’y ressourcer, choisissent pour la vie cette compagne. Mais tous, grâce à elle, renouent avec leur soif de liberté. »

- « (…) étroite alliance que noue la solitude avec l’amour et la création ».

- « La solitude m’est nécessaire, j’ai besoin de guérir, de revenir à moi, de respirer le grand air léger… (Nietsche) ».

- « (…) la solitude purifie et guérit des maux divers de l’existence ».

- « (…) la solitude est une porte ouverte sur les rêves, sur les beautés et les extravagances de l’imagination (Jean-Jacques Rousseau). »

- « On parle pour rompre la solitude ; on écrit pour la prolonger (Edmond Jabès). »

- « Etre écrivain, c’est d’abord et essentiellement travailler au corps sa solitude, la forger par le fer et par le feu. Et c’est aussi la chérir plus que tout au monde. »

- « La solitude offre à chacun le recul et le rasssemblement des forces indispensables pour oeuvrer. Elle permet de se dégager des contingences et frivolités du quotidien et de faire l’inventaire de ses ressources personnelles. Dans la solitude on amasse des munitions. Si de ces provisions on ne crée rien, on ne parcourt qu’une partie du chemin. La solitude est un détachement qui mène à un débordement. Si elle ne fructifie pas, elle n’est qu’isolement. »

- « La solitude s’avère toujours féconde voire heureuse pour qui l’honore au lieu de la fuir. »


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Posted by admin
Dated: 18th février 2010
Filled Under: Lectura, Zen