Avant-propos : « la fureur de vivre » – extraits :
- « Je ne suis plus capable de ne rien faire » ; – « Ma vie s’est transformée en un gymkhana sans merci consistant à remplir chacune de mes heures un peu plus chaque jour ».
- à propos du surmenage (mort à 26 ans) : « (…) le Japon, où l’on dispose d’un mot, karoshi, pour désigner la « mort par surmenage ». L’une des plus célèbres victimes (…) fut Kamei Shuji, un courtier de haut vol travaillant régulièrement 80h par semaine au moment de l’expansion de la Bourse japonaise, à la fin des années 1980. Son employeur vantait l’endurance surhumaine de sa recrue (…). Lors des rares pauses ménagées dans le protocole japonais, on lui demandait de former des collaborateurs plus âgés à l’art de la vente – ce qui ne faisait qu’ajouter au stress pesant sur ses épaules (…). Lorsque la bulle boursière explosa en 1989, Shuji travailla encore plus dur pour compenser les pertes. En 1990, il mourut subitement d’une crise cardiaque. Il avait 26 ans ».
- « Aller moins vite veut souvent dire aller mieux ».
- « La vitesse est occupée, autoritaire, agressive, agitée, analytique, stressée, superficielle, impatiente, active et privilégie la quantité sur la qualité. La lenteur est son opposé : calme, attentive, réceptive, immobile, intuitive, tranquille, patiente, réflexive et privilégie la qualité sur la quantité. Lent ne veut pas toujours dire « au ralenti ». Il est aussi possible de faire les choses rapidement tout en maintenant un état d’esprit calme ».
- « Cette philosophie peut être résumée en un seul mot : équilibre. Allez vite lorsqu’il est logique de le faire. Et allez lentement lorsque la lenteur s’impose ».
- » Slow Food (fondateur italien : Carlo Patrini, partisan de la décélaration) : mouvement international dédié à cette notion très civilisée selon laquelle ce que nous mangeons devrait être cultivé, cuisiné et consommé tranquillement » (quartier général de Slow Food, en Italie, la ville de Bra).
- « Nous sommes les esclaves de la vitesse, qui brise nos habitudes, evahit nos espaces privés et nous contraint à consommer du fast-food ».
- « Nous nous battons pour le droit à déterminer notre propre tempo ».
- « La philosophie de la lenteur est encore en gestation, elle ne dispose pas de quartier général, ni d’un site Internet » (attention, livre édité en 2005, il y a donc peut-être aujourd’hui ce type de structure – se renseigner).
- « Comme les altermondialistes, les activistes de la lenteur se forgent des réseaux, soutiennent leur élan et affûtent leur philosophie à travers des conférences internationales, Internet et les médias. Des groupes « pro-Slow » éclosent un peu partout. (…). D’autres appliquent la philosophie de la lenteur à plus large échelle. C’est le cas du Sloth Club japonais (ou « Club de la paresse ») et de la Société européenne pour la décélération du temps. (…). Slow Food a déjà fait des petits. Sous la bannière des Citta Slow, plus de 60 villes en Ialie et ailleurs s’efforcent de se transformer en oasis de calme. La ville de Bra est également le berceau du Slow Sex (…). Aux Etats-Unis, (…) mouvement du Slow School (l’ »Ecole progressive »).
Voilà pour le 1er article d’extraits. En espérant vous avoir intéressé(e)s… Vous trouverez dans les prochains articles relatif à ce livre, un ensemble d’extraits par chapitre.
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