- Il y eut une époque, pas si lointaine, où l’humanité avait soif d’une nouvelle « ère de loisir ». Les machines promettaient de libérer chacun de la corvée du travail.

- S’il y a une chose dont nous puissions être sûrs au 21è siècle, c’est que les conclusions relatives à la mort du travail ont été largement exagérées. Aujourd’hui, l’ère de loisir nous semble aussi peu réaliste qu’un bureau entièrement informatisé. La plupart d’entre nous approchent plus de la journée que de la semaine de 14 heures. Le travail empiète sur notre temps de sommeil. Toutes les autres dimensions de notre vie – famille et amis, sexe et repos, passions et vacances – doivent se plier aux règles du tout-puissant emploi du temps professionnel.

- Qu’a-t-il pu advenir de cette ère du loisir ? Pourquoi sommes-nous si nombreux à travailler autant ? L’appât du gain est l’une des explications. Toute le monde a besoin de gagner sa vie, mais l’avidité sans fin pour les biens de consommation nous pousse à accumuler toujours et encore plus d’argent. Alors au lieu de convertir les gains de productivités en une forme de temps libre en plus, nous les prenons en surcroît de revenus.

- Parallèlement, la technologie a autorisé l’univers du travail à s’insinuer dans le moindre recoin de notre vie. Il n’y a nulle part où échapper aux courriels, aux fax et aux appels téléphoniques.

- Mais au-delà de ce grand débat sur la productivité se pose sans doute la question la plus importante : que faire de nos vies ? La plupart des gens s’accordent pour dire que le travail nous est bénéfique. Il peut être amusant et même gratifiant. Nous sommes nombreux à aimer notre travail (…). Mais il est déraisonnable de le laisser prendre le contrôle de nos vies. Il y a trop de choses importantes qui nous demandent du temps, comme les amis, la famille, les passe-temps (…).

- La pire chose estde se précipiter dans l’action.

- (…) Lorsqu’une psychologue lui a diagnostiqué une dépendance au téléphone portable et l’a pressée de l’éteindre de temps en temps. Mais au bout du compte, elle tenta l’expérience en commençant par le faire pendant ses déjeuners, puis au cours d ela soirée et du week-end, lorsque la probabilité d’un appel urgent était faible.

- « (…) mais le fait d’être toujours disponible, toujours en veille me minait littéralement ».

- « Essayer de fermer la porte de votre bureau et de fermer les yeux pendant 15 minutes. Appuyez-vous au dossier de votre chaise et respirer profondément. »

- (…) encouragent les salariés à déjeuner à l’extérieur plutôt que devant leur bureau.

- D’autres personnes poussent la décélaration à sa conclusion ultime, en se laissant aller à un petit somme au cours de la journée. (…). Winston Churchill défendit cette idée de la façon la plus éloquente : « Ne croyez pas que vous travaillerez moins parce que vous dormez durant la journée. C’est là une idée stupide émanant de gens sans imagination. Vous serez capable d’en accomplir encore plus. Vous bénéficierez de 2 journées en 1 – ou du moins 1 et demie. »


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Posted by admin
Dated: 6th septembre 2009
Filled Under: Lectura, Zen