Chapitre 5 - « Corps et esprit »
- (…) changer ce que nous pensons n’est que le début de démarche. (…). C’est notre façon de penser qu’il faut changer.
- Dans un monde professionnel où tout va très vite, où les informations pleuvent et les délais courent à toute allure, nous sommes tous mis en demeure de penser vite. Plus que la réflexion, c’est la réaction qui est à l’ordre du jour. (…) à quand remonte la dernière fois où vous vous êtes assis(e) sur une chaise et avez fermé les yeux, juste pour vous détendre?
- Comme l’a résumé un maître zen : « Au lieu de dire : « Ne t’assieds pas là ; fais quelque chose nous devrions dire le contraire : « Ne fais absolument rien ; assieds-toi là. »
- (…) des scientifiques du Centre médical de l’université de San Francisco ont découvert que le mélange « bouddhique » de méditation et de concentration, en affectant l’amygdale – une région du cerveau appartenant au système limbique et reliée à la peur, à l’anxiété et à la surprise -, rendait ses adeptes plus sereins et moins enclins à perdre leur calme.
- Des études cliniques laissent penser que la méditation peut aider à conserver le corps en bon état de marche. Les médecins la prescrivent de plus en plus à leurs patients pour faire face à différentes affections : migraines, problèmes cardiaques, tension artérielle, colites, insomnie, crampes d’estomac, syndrome prémenstruelle, infertilité, mais aussi dans les cas de malades comme le sida, le cancer et la dépression.
- La marche peut même apaiser notre tendande à aller toujours plus vite. En voiture, en train ou en avion, quand la technique persiste à nous promettre plus de puissance et de vitesse, nous sommes tentés d’aller plus vite et de considérer tout délai comme un affront personnel. Du fait que notre corps soit structurellment limité dans sa célérité, la marche peut nous apprendre à oublier la vitesse. (…). La marche prend plus de temps, par exemple, que tout autre forme de locomotion, (…). En outre, elle allonge le temps et prolonge la vie, qui est déjà trop courte pour se perdre dans la vitesse…
Chapitre 6 – « la santé : médecine et patience »
- A la Clinique Hale, des praticiens de toutes disciplines encouragent leurs patients à ralentir – travailler moins, s’alimenter avec plus de plaisir, méditer et passer plus de temps auprès de leur famille et de leurs amis, se trouver un passe-temps contemplatif ou, plus simplement, un moment chaque jour pour marcher dans un parc.
- Aujourd’hui, le monde médical commence à intégrer l’idée que l’état mental des gens a une influence sur leur bien-être physique.
- Pour aider les patients à lâcher prise, de plus en plus d’hôpitaux les dirigents vers des activités apaisantes comme le jardinage, la peinture, la pratique d’un instrument, le tricot ou même la compagnie d’animaux domestiques.
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